Je tenais à montrer l’évolution de mon bac en trois ans. J’avais diffusé un article au tout début (http://www.reef-guardian.com/modules.php?name=News&file=article&sid=509 )
Le bac est passé d’un bac mixte (coraux mous, coraux durs à gros polypes (LPS) et coraux durs à petits polypes (SPS)) à un bac à majorité SPS. On trouve encore effectivement quelques LPS, dont un superbe Euphilia divisa, qui avait à l’époque était acheté alors qu’il ne comportait que 4 têtes, il en a une quarantaine maintenant.


En LPS, j’ai aussi ce beau Caulastrea issu de bouture qui sert de nid à mes deux Occelaris

Les derniers coraux mous restant sont un Sarcophyton qui à désormais énormément de mal à s’épanouir. Je pense en effet à un conflit avec l’excès de coraux durs dans le bac. Le Platygyra se trouvant à proximité ne doit pas être innocent non plus.

Il y a aussi quelques Discosomas , Rhodactis.


Bien sur, comme je le disais au début de l’article, de nombreux SPS sont venus complétés ce bac. Je pense qu’inévitablement chaque récifaliste fini un jour ou l’autre par venir aux SPS et même à en faire la dominante de son bac. Pourquoi me direz vous ? Je pense que plusieurs raisons en sont la cause. Tout d’abord, le défit de vouloir maintenir des êtres réputés très difficiles. Je pense maintenant qu’il n’en n’est rien si le matériel équipant le bac est choisi en conséquence et si l’aquariophile respecte quelques règles élémentaires. Mais il est vrai qu’au début le mythe du SPS semble réservé à des aquariophiles avertis. On se dit bien souvent lorsqu’on débute : « je vais commencer avec des invertébrés simples genre Sarcophyton et on verra d’ici quelques années si le bac se porte bien pour passer aux coraux durs comme les Acroporas ». Je tiens à préciser que j’ai rencontré plus de difficultés à obtenir des coraux mous en pleine santé que des coraux durs. Avec les mous, je ne parvenais jamais à avoir l’ensemble du bac bien développé, soit un Sinularia muait, soit c’était un Sarcophyton . Il m’a été rarement donné l’occasion de voir mon bac rayonnant avec les mous !
Maintenant que le bac est à dominante SPS, J’ai plus souvent l’impression que mon bac respire la santé .
Une autre raison est le choix des couleurs des SPS. Je ne dit pas que les mous sont moins colorés mais malheureusement il est difficile d’en trouver de très colorés dans le commerce aquariophile, trop souvent les roses, marrons, jaunes représentent ce genre. En SPS, on trouve des couleurs surprenantes, des fluos surnaturels, des bi couleurs !
Et enfin, peut être aussi un phénomène de mode ! Si la mode était aux mous peut être arriverions nous à avoir des couleurs surprenantes dans les magasins spécialisés.
Quoi qu’il en soit, un bac de SPS nécessite une eau d’une qualité irréprochable.
J’ai donc du changer mon écumeur, je suis passé de mon bon vieux SSK à un Aquacare 1000v60. Le choix de cet écumeur a principalement était fait par rapport à la pompe d’injection utilisée. En effet, je possédais déjà une eheim1060 pour le SSK. Je pense qu’un H&S f2001 ou Deltec AP850 aurait aussi bien fait l’affaire. Je ne regrette en tout cas pas ce choix. Premièrement, il me semble très performant vu l’aspect des coraux et des poissons ; j’avais, à l’époque où j’utilisais le SSK, quelques traces de cyanobactéries sur le sable (quelques cm²), je n’ai plus aucune algue depuis. Deuxièmement, c’est un écumeur très silencieux, point non négligeable par rapport au CAF .

On sait aussi que les SPS demandent une eau fortement brassée, j’ai juste rajouté 2 MJ1200 en surface, ce qui porte le nombre à 6 pompes de brassage en surface (4MJ1000(dont 2 sur pulseur) et 2MJ1200) , 2 pompes à mi-hauteur (2 aquaclear 3000) et 2MJ1000 sous le décor, surélevé par une structure en PVC.
En effet, cette structure devait me permettre d’évacuer les sédiments mais cela s’est avéré très difficile, malgré l’espace de 10 cm sous les pierres vivantes. Le fait que le décor s’appuie principalement sur la vitre arrière ne me permet pas de créer une tempête suffisante et ainsi évacuer les sédiments devant. Il en résulte donc une fine couche de sédiments sous les pierres vivantes mais à priori cela ne gêne pas. En espérant que cela dure et que ce ne soit pas une bombe à retardement ! 2MJ1000 brasse en permanence sous les pierres vivantes donc je dis à suivre….
Concernant les pompes de brassage, quand on voit le nombre de pompes, il aurait été plus judicieux d’investir dès le départ dans des pompes plus puissantes. 2 Tunze électroniques à débit variable de 4000l/h pour le brassage de surface en remplacement des 6 Maxijet auraient été parfaites . Cela aurait permis, je pense, d’avoir un brassage plus performant, sûrement moins cisaillant. Le mode pulsé sur des pompes à gros débit est un atout et enfin la chaleur dissipée aurait été moindre que les 6 MJ.


Au vu de la consommation en Ca et Kh par les coraux, il était devenu dingue les quantités de produits chimiques à ajouter pour compenser la baisse des paramètres. En effet, chaque jour, il me fallait rajouter du chlorure de calcium pour remonter le Ca et ajouter un mélange de carbonate et bicarbonate de sodium pour maintenir le Kh. Je me suis donc lancé dans la fabrication d’un RAC (article déjà diffusé http://www.reef-guardian.com/modules.php?name=News&file=article&sid=966&mode=&order=0&thold=0 ) pour éviter ces ajouts. Ce RAC me permet de maintenir un Kh de 8-9 et un Ca de 420mg/l. J’ai conservé le RAH type visio1 qui me permet de contrer la baisse de pH occasionné par le RAC. J’ai donc une évolution de 7.8 à 8.2.


J’ajoute régulièrement de l’iodure de potassium, du strontium et des oligo-éléments de chez Seachem. Je n’abuse pas de ces produits, en effet je préfère privilégier les changements d’eau. Je suis passé d’un changement de 20 litres à 30 litres par mois toujours avec le même sel : Reef Crystal de Aquarium System.
J’ai aussi changé la contenance de ma réserve d’eau, je suis passé d’un réservoir de 20 litres (un compartiment de la décantation était réservé à cela) à un fut de 60 litres. Cela me permet de passer allégrement la semaine sans refaire le plein.
J’ai modifié mon installation électrique. Deux raisons à cela. Tout d’abord la venu d’un enfant. L’équipement initial se résumait à de nombreuses multiprises avec un accès facile. Il fallait donc trouver un système pour éviter d’avoir accès à ces prises sous tension et ainsi sécuriser l’installation. D’autre part, le côté pratique, aucune prise n’était repérée, ce qui était gênant pour l’entretien du bac, à savoir quelle prise correspondait à la pompe de l’écumeur par exemple. Je souhaitais concevoir un système pratique, sécurisant et avec chaque départ repéré. Le choix s’est donc porté sur 3 dispatchings de 8 prises avec un disjoncteur thermique de 30mA en tête.

Le reste du matériel n’a pas changé. Côté éclairage, toujours la rampe de 2*250w (hite lite 10000 kelvins) avec 2 tubes osram 67 de 30w. Je pense que c’est un bon compromis compte tenu de la taille du bac. J’ai voulu par un moment remplacé mes 250w par des 400w mais par la suite vient le problème de chauffe et je compte réserver les 400w pour un futur grand bac.
Les 250w me permettent de maintenir des SPS sur toute la hauteur du bac avec des couleurs satisfaisantes.


Le pompe de remontée est toujours une eheim1060. Ces pompes sont vraiment increvables. En effet, il lui est arrivée de tourner à sec suite à une défaillance d’un capteur de niveau de l’osmolateur et aucune casse n’a été déplorée.
Le refuge est toujours en service. Certains diront que ce n’est pas un réel refuge car il est réalisé dans le dernier compartiment de la décantation et ce n’est donc pas un débit réduit mais le débit de la 1060. Cependant, je parviens à maintenir une quantité incroyable de micro faune (des Codépodes, larves de Lysmata, Ophiures par centaine, Turbos , Patelles, Polychètes ….). De la Caulerpe Prolifera et Taxifolia s’y développent très bien. Je maintiens volontairement une couche de sédiments dans ce compartiment non seulement pour ne pas tout remuer et bouleverser toute cette micro faune et aussi car cela sert de support pour les nombreux polychètes et vers à panache. Le refuge est éclairé par 2 tubes tritons de 18W.


Côté poissons, j’ai du me séparer du Labroïde Dimidiatus car il s’acharnait sur mes bénitiers. Il partait d’une bonne intention je pense, il devait prendre les yeux des bénitiers pour des parasites mais les bivalves ne le voyaient pas de cet œil et restaient fermés trop souvent.
J’ai perdu mystérieusement mes 2 Magnifica !
J’ai rajouté 4 Chromis Viridis.
L’Acanthurus Lineatus joue toujours autant au chef dans le bac.
Mon hexaetenia se porte à merveille et mes 2 occelaris toujours aussi inséparables.




Au niveau détritivores, toujours les Bernard l’hermites, 2 lysmata amboinensis, 2 lysmata wundermani, les astreas, les trochus qui se reproduisent, des turbos par centaine ( de nombreuses reproductions), une quantité phénoménale d’ophiures issues des pierres vivantes et mes 4 ophiures Ophiolepis superba toujours aussi timides.
Les différentes mesures réalisées sur le bac se résument à un Kh, une fois tous les 3-4 jours, un Ca une fois tous les 15 jours, 1 Mg tous les mois. Je ne mesure plus les No2, No3, Po4. Le pH est en lecture permanente via mon pHmètre Tunze7070, je jette un œil chaque jour. Je tiens plus d’attention à l’aspect général du bac. Ca c’est une évolution par rapport au début car on a trop tendance à se fier à des valeurs numériques qu’à l’aspect général du bac. Il faut bien sur faire, régulièrement, des relevés de paramètres car cela permet éventuellement de corriger le tir si on s’aperçoit d’une dérive. Mais on peut se permettre d’espacer ces derniers et de plus se focaliser sur l’aspect général des habitants du bac. Je me souviens au début je mesurais tous les 2 jours les nitrates, chaque jour le Kh, etc… et je portais plus d’importance à ces chiffres qu’à l’aspect du bac. Désormais c’est l’inverse qui se passe et le bac se porte bien voir mieux!
Le prochain projet est l’achat d’un groupe froid car l’été dernier à été particulièrement stressant. Le bac à frôlé les 30°C. Actuellement, ce sont des ventilateurs de PC qui me permettent de maintenir 25-26°C dans le bac. Ils sont branchés sur la minuterie des HQI.

Le projet final, un bac de 1000 litres SPS avec un refuge séparé, un bac à boutures, etc à suivre… !
Article écrit par : Ludo
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