Aquariophile en eau de mer depuis 1980 avec un dévouement que mes poisson auraient parfois eu raison de me reprocher surtout les dernières années, c’est en 2001 à la lecture des revues spécialisées que je découvre combien la technique a évolué pour rendre le récifal accessible. Grenouillant déjà depuis longtemps dans la Grande bleue, j’ai toujours été fasciné par la vie dont regorgent les cailloux de nos côtes. Ce fut donc cette révélation qui m’a conduit comme d’autres bien avant moi vers le récifal.
Un peu de surf (sans le ski) notamment sur le site Reef-guardian a fini de me convaincre et surtout m’a fourni au travers des conseils pertinents de ses "gentils-animateurs" et utilisateurs les bases de ma démarche à savoir
a) prendre le temps d’apprendre, enfin un minimum !
b) me tester avec mon bac de poisson de 450 litres puis selon les résultats,
c) concevoir la configuration qui me conviendrait et enfin,
d) concevoir et mettre en oeuvre le nouveau bac.
Cet article en expose les deux dernières étapes.
L’ancien bac 450 l
Après mes premiers pas, voilà ce qui était advenu du 450 l. Ce bac standard avec décantation interne dans la largeur et décor polystyrène / époxy bien que tout a fait stable avait atteint ses limites après 20 ans de service et de dégradations.
Limites… tout de même limites avec NO3 > 50 mg/l et PO4 à 1 mg/l !
Celles de Sylvia mon épouse étant également atteintes, il était temps de mettre en œuvre les quelques principes que j’avais pu dégager depuis un an, en m’inspirant assez des réflexions de FPL dans son article l’aquarium récifal idéal.

1. Donner le maximum de volume de nage aux poissons : 450 litres moins la décantation, moins le décor, il restait finalement peu de place.
2. Maîtriser les sédiments : l’encombrement des pierres vivantes (PVs) empêchait tout nettoyage de la couche épaisse accumulée dessous.
3. Etre plus attractif pour les observateurs : seule la face avant permettait l’observation.
4. Faire oublier la technique : que de bruits d’eau, de pompes et de tuyaux apparents !
5. Améliorer notablement l’écumage et l’éclairage : la configuration (décantation interne, renforts de cuve, galerie...) ne permettait aucune évolution.
6. Automatiser un minimum : constat forcé après les corvées d’eau douce et d’eau de chaux.
7. Modulable : Berlinois, Jaubert, DSB… quelle sera l’orientation future ?
8. Polyvalent : permettre la croissance de coraux mous et / ou durs
9. Et bien sûr intégrer les données glanées ça et là communes à tout bac récifal.
Voici donc le fruit de mes cogitations. Que les spécialistes me pardonnent, cet article destiné plutôt aux débutants aborde des notions qu'ils pourront trouver élémentaires.
Les choix généraux
La technique choisie est « Berlinoise » donc basée sur les 4 principes : PVs, éclairage, écumage et brassage.
Après maintes hésitations, et après avoir admiré dans un magasin un bac cubique de 0,8 m de côté, c’est décidé le mien sera plutôt haut (70 cm) et profond (80 cm).
Une forme qui je pense donnera de l’espace aux poissons, autorisera une vison sur 3 faces généreuses, rendra possible un Jaubert, permettra de répartir facilement coraux durs et mous avec une meilleure intégration dans mon salon.
Le meuble de 90 cm de haut sera légèrement en retrait pour alléger la masse de la cuve. L’éclairage sera réglable en hauteur par suspente, fixée au meuble en cas de déménagement et la technique sera déporté dans un bac annexe.

Le meuble et la suspente d'éclairage
De fabrication artisanale le meuble est réalisé en acacia et plateau chêne de 50 mm. Les 6 pieds de 60 x 60 mm et l’assemblage par chevilles s’avèrent bien conçus pour supporter les 900 kg du bac, des PVs et du bac annexe. La partie inférieure pourra abriter la technique installée actuellement dans une pièce contiguë.
Pour alléger la galerie, les platines HQI sont déportées dans un caisson métallique à l’arrière du meuble. Il se retrouvera finalement dans la pièce technique.

La partie supérieure de la suspente d’éclairage, en tube profilé coudé puis soudé de 30 x 20 coulisse dans la partie inférieure de 40 x 28 (ces section s’avèreront un peu juste pour supporter la galerie sans fléchir) . Les goupilles permettent de régler la hauteur entre 30 et 50 cm de la surface pour acclimater les nouveaux invertébrés.
Le meuble est mis en position. Des perforations dans le mur permettront de connecter la partie technique et la boite à vague.
L'éclairage
La galerie intègre 2 projecteurs HQI 250 W 10000 K (40000 Lumens) et 2 tubes bleus de 90 cm, soit 580 W/m2.
Légèrement décalés à l’avant, les projecteurs sont orientés vers l’arrière sur le récif pour épargner la vitre avant et diminuer la prolifération des algues.
La répartition génère des zones d’intensités différentes dont la plus importante se situe au centre à l’intersection des 2 faisceaux HQI et la plus faible sur la gauche.

Cycle d'allumage :

La photopériode est de 14 heures avec une intensité progressive et maximale entre 11 h et 16 h.
A l’usage la position des lampes et le cycle d’allumage associés à la configuration du décor constitué d’un tombant sur la partie gauche et d’une pente récifale sur la droite génèrent des effets d’ombre et de lumière que les habitants, invertébrés ou non semblent apprécier comme les observateurs humains d'ailleurs. Ultérieurement j’ajouterai une simulation lunaire pour faciliter l’acclimatation des arrivants.
La galerie :
La galerie en acacia de 20 mm est ajourée dans sa partie supérieure. 6 fixations dès fois que...
Les fils passent dans les tubes métalliques.

La cuve :
Volume brut 670 litres ; Longueur 120 ; Profondeur 80 ; Hauteur 70 cm ; Verre épaisseur 12 mm et ceinturage de 50 mm
Volume net : 690 litres environ (Vn bac : 620 litres; Vn filtration : 70 litres)

J’avais initialement prévu de faire réaliser la cuve. Devant les devis fantaisistes, exorbitants et même erronés qui auraient fait éclater mon budget, j’ai décidé après lecture des précieux conseils glanés sur le net de concevoir la cuve, commander le verre découpé brut et procéder moi même à l'assemblage.
Après arasement des bords, le seul véritable problème a été le perçage des 2 trous diamètre 42 mm et 54 mm, aucun miroitier n’ayant voulu réaliser des trous au delà de 30 mm. Et n’ayant pu percer avec une cloche en métal (j'ai découvert le Groupe Aquariophile Montalbanais trop tard), j’ai fait découper au jet d’eau abrasif. Après quelques essais de mise au point et un programme adapté en vitesse et déplacements, les 3000 bars du jet de 0,3 mm ont eu raison du verre de 12 mm en moins d’une minute pour chaque trou.


L’attaque du jet dans une telle épaisseur provoque un éclat de verre, la découpe a donc débuté au centre pour un résultat très satisfaisant.
Pour un premier bac, l’assemblage s’est parfaitement déroulé avec l’aide de Robert tout aussi novice que moi. La viscosité de la colle spéciale aquarium est très adaptée pour des posages verticaux et laisse le temps nécessaire aux ajustements. La pomme de terre taillée à la forme du joint reste un excellent outil de lissage entre les bandes d’adhésif alignées à 5 mm du bord.
Les parois sont maintenues à environ 2 mm par des équerres, les ceintures sont collées le lendemain, supportées par des cales de bois positionnées avec des serre joints.

Un petit coup de peinture bleue à la bombe sur la vitre arrière en attendant les futures corallines…
Après une semaine de durcissement à cœur, la mise en place du bac reste toujours un moment important. A partager avec les amis

Equipements intérieurs
Grille de surverse
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Le déversement est assuré par un coude Ø 40 mm ( 50mm aurait été mieux pour lutter contre les bruits d'eau). La traversée de cloison est positionnée en haut de cuve, le bac se videra de moins d’eau en cas de fuite! La hauteur d’eau est réglée par la longueur du manchon. Le coude est incliné pour limiter les bruits de cascades. |

Un jonc Ø 8mm (flèche blanche) en plexiglas collé à l’entrée exactement à l’endroit ou se formerait le siphon en son absence, permet de réduire le bruit de succion.
La grille amovible coulisse sur la boite en plexiglas destinée à masquer l’évacuation. L’espacement des peignes 3mm et leurs dimensions empêchent la faune de sortir, sans influer de façon notable sur la hauteur d’eau. Une maille plastique aurait pu faire l’affaire.

La boite à pompe
Pourquoi regrouper toutes les pompes dans une boîte ?
- Camouflage,
- Nombreuses possibilités pour fixer et isoler des vibrations bruyantes,
- Possibilité de modèles variés (tailles, formes..)
- Et surtout l’idée d’imposer un courant passant au travers des PVs par un retour sous la boite me semblait très bénéfique aux coraux et à la microfaune.

La boite à pompe en plexiglas de 5 mm assemblée à la colle cyanoacrylate est pré-trouée en façade pour fixer les tubes PVC des sorties de pompes.

Des bouchons grillagés de diamètre 60mm prennent position sur les trous d’admission d’eau en partie basse.

Pour atténuer les vibrations, le ceinturage du bac permet de suspendre les pompes par des anneaux en caoutchouc découpés dans de la chambre à air (caoutchouc butyl : amortissant, résistant à l’eau de mer, lumière, UV…).

La pompe Tunze Stream est reliée au tube PVC de diamètre 50 par un manchon de silicone ép 2 mm collé.

Système anti-sédiments et support de pierres vivantes
Obnubilé par les sédiments accumulés sous les PVs dans mon précédent bac et à l'origine du taux important de nitrates, j’ai opté pour une évacuation forcée sous un support.

Le support de 60 x 50 cm à base de tubes PVC dia 20 et 25 mm à 4 cm du fond est recouvert d’un grillage évitant le colmatage par des chutes de pierres de petites taille.
La barrière en polypropylène (en blanc) inclinée vers l’avant destinée à faciliter l’évacuation des sédiments tout en limitant la pénétration du sable s’avèrera inutile dans la pratique et sera supprimée plus tard.

A l’usage une largeur de 40 au lieu de 50 cm aurait suffit et permis de mieux camoufler le support.

L’évacuation forcée des sédiments assurée par une pompe 1000 l/h bien entendu cachée dans la boite à pompe débite directement sous les PVs par un tube orientable que j’ajuste occasionnellement vers la droite ou la gauche du bac.

Finition
la décoration finale ici est destinée à masquer les équipements intérieurs au bac :
- collage au silicone des équerres en verre sur la face arrière pour supporter la boite à pompe,
- collage de la boite à pompe et du déversement à la colle silicone,
- dépose d’une couche de résine époxy bi-composants (Casto) sur le verre pour une meilleure adhérence de la mousse PU,

Revêtement de mousse polyuréthane de calfeutrage en bombe. Selon les besoins de forme ou rigidité, la mousse est conformée, compactée, lissée à la pomme de terre avant expansion totale. Plusieurs couches sont nécessaires,
Revêtement de 3 couches de résine époxy sans colorant. La résine Casto s’avère très lente et nécessite une température ambiante élevée.
Projection de sable de corail fin tamisé avant séchage sur les 2 dernières couches,
Nettoyage à l’acétone…

Les tubes PVC de sorties de pompe sont aussi résinés en attendant les corallines

Décor
Constitué de 90 kg de pierres vivantes : 50 % des PVs de méditerranée issues du précédent bac (dont l'acclimatation n'a pas été sans problème), 50 % de PVs tropicales "Pierre acclimatées" aurait été un terme plus juste vu la pauvreté en microfaune, et 10 kg de pierre calcaire du Causse. Le sol est constitué de 2 à 5 cm de sable coralien et de calcialith (CaCO3) de 2 à 3 mm disposés autour des PVs.
Brassage
Le brassage de 13000 l/h soit 19 Vb est assuré par les pompes :
(A) 1500 l/h réels : remontée Eheim1060,
(B) 1000 l/h : évacuation sous PVs,
(C) 2000 l/h : pompe à palette
(D) 8500 l/h pompe à hélice Tunze Stream,
(E) Le flux B + C + D = 11500 l/h en circulation forcée à travers les PVs est bien réel, visible à l'oeil et contribue certainement au développement notable des éponges et à la santé de l’ensemble.

Les sorties sont orientées pour donner un mouvement général à l'eau, cassé par l'arrêt momentané de certaines pompes. En l’absence de simulateur automatique, elles sont branchées sur programmateurs.
La pompe (C) fonctionne 80% du temps.
La pompe (D) est arrêtée environ ¼ h toutes les heures. En effet, du fait de son débit élevé chaque arrêt provoque une légère baisse du niveau du volume variable dans le bac technique. C’est donc l’arrêt de cette pompe qui enclenche l’osmolation couplée au réacteur à calcium.

Le local technique
Bien que la partie technique ait été prévue initialement dans le meuble sous le bac, ce qui reste toujours possible, elle a été finalement déportée dans une pièce contiguë. Ce choix tardif aura été en fait le meilleur de tous : Finis les problèmes de bruit, les changements d’eau sont facilités, beaucoup plus d’espace de manœuvre, le salon est préservé et les poissons moins stressés

Bac technique et filtration
Le bac technique de 200 litres (L 100 x P 40 x H 50) est dédié pour les 2/3 gauche à la technique/filtration, le 1/3 droit est réservé au refuge. La hauteur de 50 cm est choisi en prévision d'une boîte à vague.

La partie technique était dans un premier temps séparée en 3 zones : décantation, zone à volume constant et zone à volume variable, mai les sédiments se déposaient autant dans les deux premières, la chicane inutile a donc été supprimée, ce qui facilite le netoyage.
Zone à volume constant : Vb 80 litres; Vn 55 litres (L 38 x P 38 x H 38 cm)

L’eau du bac se déverse par un tube PVC diamètre 40 mm immergé d’un cm (contre le bruit) dans un panier percé à sa base et rempli de ouate de perlon qui outre le fait de filtrer les grosses particules, diminue le bruit d’eau, disperse le flux et ralentit la vitesse de l'eau favorisant la sédimentation au fond de la décantation.
La sortie du panier se situe à mi hauteur pour éviter de remuer le fond. Si la ouate devait se colmater, un trop plein déverse directement dans la décantation.

Cette dernière reçoit la sonde pH et les 2 combinés chauffants de 300W.
La pompe de l'écumeur Aquacare 1000V60 est positionnée à la sortie du panier. L'écumeur se déverse juste avant l’évacuation vers le volume variable. Il est rehaussé sur un support pour mettre la prise d’air à l’abris des remontées d’eau lors du fonctionnement de la boite à vague.
Zone à volume variable : Vb 60 litres

Le réacteur à calcium Ratz prend sa place à côté de la pompe de remontée uniquement pour des commodités de branchement.
La remontée est assurée par une pompe Eheim 1060 (2200 l/h) la filtration réelle mesurée est de 1800 l/h soit 2,7 Vb.
Les dimensions utiles L 33 x P 38 x H 38 cm du volume variable (48 litres) sont choisie pour :
- Accueillir la hauteur d’eau nécessaire au fonctionnement de la pompe de remontée Eheim 1060 : H 12 cm soit 15 l.
- Provoquer une osmolation fréquente en faible quantité de 300 ml par heure ou 2,4 mm de baisse de niveau.
- Accueillir la nappe d’eau déversée du bac en cas d’arrêt de pompe soit 25 litres.
- Accueillir les fluctuations de niveau provoquées par la boite à vague soit 20 litres. A l’arrêt total le niveau monterait également de 4,5 cm dans la zone décantation sans effet néfaste pour l’écumeur.
L'osmoseur
L’Aquariopure 240 l/j est branché directement au réseau d’eau. L’alimentation est pilotée par un détecteur de niveau et une électrovanne tous deux provenant d’une machine à laver usagée, montage que j’ai détaillé dans un article précédent. Ce système s’est révélé très fiable à l’usage et j’ai préféré le conserver.
Afin de ne pas mettre l’électrovanne inutilement sous tension, un programmateur l’actionne 2 heures par jour, temps largement suffisant pour compenser les 7 litres d’évaporation quotidiens (1%) dans la réserve d’eau de 25 litres
L'utilisation d'une réserve d’eau permet de dissocier la création d’eau osmosée et l’osmolation dans le bac, en effet les 2 systèmes ne nécessitent pas forcément les mêmes besoins au même moment. Cette réserve est également bien utile pour le nettoyage des fioles de tests, le fer à repasser et bien d’autre usages domestiques.

L'osmolation
Les détecteurs de niveau Radiospare souvent utilisés dans les articles traitant de l’osmolation fonctionnent sous 220V sans problème depuis 2 ans.
Le principe d’osmolation automatique qui nous décharge les aquariophiles des corvées de remise à niveau d’eau, bien que simple est pourtant critique dans le bon fonctionnement du bac, aussi fait il partie de la vérification mensuelle.
Deux risques sont associés à son utilisation :
- Blocage du flotteur en position basse (circuit fermé). L’eau serait ajoutée en excès : Un deuxième capteur est donc monté en série et prend le relais pour ouvrir le circuit.
- Blocage du capteur en position haute (circuit ouvert) par exemple un escargot échappé du refuge voisin qui coincerait le flotteur…, l’osmolation ne se ferait plus, la salinité augmenterait : Les capteurs sont donc fixés dans une boite en plexiglas percée, à l’abri des corps étrangers. La boite de plus limite l’effet des vaguelettes.
La pompe d'osmolation de 400 l/h dans la réserve d’eau osmosée est protégée des fonctionnement à sec par un 3ème capteur.
La boite est fixée par une réglette pré-percée pour le réglage en hauteur. Le niveau d’eau au dessus de la pompe de remontée est fixé à 2 jours d’évaporation en cas de dysfonctionnement du système. La hauteur d’eau au dessus est réservée à la future boite à vague. Un capteur protègera prochainement la pompe de remontée d’un fonctionnement à sec.

Le branchement électrique
Bon d'accord, le branchement n’est pas révolutionnaire, j’en conviens... No comment !!

Le refuge
La partie droite du bac technique après avoir été utilisée pour l’acclimatation de PVs, est actuellement dédiée au refuge et pourra être destinée à la réserve d’eau osmosée si ce bac devait retrouver sa place sous le meuble.

Ce refuge de 60 litres dont les 15 cm de sable coralien en limite le volume net à 40 litres est alimenté par une dérivation de la descente (40 l/h : 1 x Vn). Il est éclairé par un tube daylight 36 cm en oposition avec le bac (ici une lampe de remplacement). Les caulerpes qui se développent d’ailleurs peu ne sont pas recherchées, l’objectif est de recueillir les indésirables et développer une microfaune permettant de fournir le bac en nourriture.

Mes récents essais démontrent que l’eau qui se déverse en amont de la pompe de remontée n’est pas le meilleur choix, en effet des amphipodes déposés devant la pompe n’ont pas résisté au passage des pales meurtrières, qu’en sera t’il du plancton ? Le refuge sera donc prochainement surélevé par rapport à l’aquarium
La boite à vague
C’est un projet futur. Après avoir testé des systèmes à siphon auto-amorçant, à double flotteur, à clapet, je n’ai pas encore trouvé le système fiable et silencieux recherché. A suivre...
Le refroidisseur
Un équipement bricolé à peu de frais en cours d'essai fera l’objet d’un futur article selon les résultats obtenus.
L'aquarium
L’ensemble 5 mois après la mise en eau a déjà donné son lot de bonheur.
Les quelques boutures que reconnaîtront les aquarionautes fsenegas, harley ou christian46 ont trouvé leur place tandis que les corallines, roses de confusion osent seulement maintenant pointer timidement le bout de leur nez.
La patience est la vertu de l’aquariophile dit on. J’attends donc la stabilisation de l’ensemble pour vérifier à l’usage ces choix initiaux.




Quelques pensionnaires du bac

L’incontournable Zébrasoma - Papillosa papillonnant

Inséparables leucosternon et dimidiatus - A. Frenatus frénétique dans sa condylactis

Ormeau se carapatant - Chromis viridis aux aguets

Gobie gobeur - Crocéa béni

Sériatos en série
... et les réfugiés

Le Bernard l’ermite…

...n’a pas l’air miteux

Ophiure jaune et sabelle

Zoom sur oeufs, amphipodes,

cône

et panaché de vers à vitres… grossissants

Ce bac n’est pas un modèle, loin s’en faut, simplement une expérience qui je l’espère pourra servir la réflexion dans la conception de nouveaux aquariums… juste une petite contribution pour le développement de notre passion.
Denis TOURNASSAT
Groupe Aquariophile Montalbanais