La production de nourriture vivante de petite taille et en quantité suffisante à toujours été une préoccupation des killiphiles. Pendant longtemps l'élevage des artemia salina et des infusoires a été la solution pour les petits alevins. Cependant la raréfaction des artemia salina et la flambée des prix rend la recherche de solutions alternatives particulièrement intéressante et ce d'autant que nous pouvons actuellement profiter des recherches faites pour l'aquaculture. Depuis quelques années, des killiphiles et des aquariophiles marins ce sont lancés avec succès dans l'aventure. C'est le cas en particulier de Jérôme Détienne qui utilise l'élevage de Brachionus plicatilis pour ses épiplatys annulatus et ses hippocampes. C'est grâce à son expérience que nous nous sommes intéressés à ces techniques afin d'essayer de les optimiser en appliquant les techniques de l'industrie à l'aquariophilie.
La chaîne alimentaire est la description des échanges trophiques (c'est-à-dire alimentaires) à l'intérieur d'une biocénose. La biocénose peut être décrite comme l'ensemble des organismes, animaux et végétaux, vivant dans un milieu donné (ruisseau, étang, mare…). Dans une biocénose, l'ensemble des organismes, vivants ou morts, constitue un écosystème avec le milieu qui lui sert de support (eau douce ou eau de mer en milieu aquatique).
Le fonctionnement d'un écosystème conduit d'abord à la production de matière végétale à partir du gaz carbonique contenu dans l'atmosphère. La transformation de matière inerte (minérale) en matière vivante (organique) nécessite un apport d'énergie qui est fourni par le rayonnement solaire.
Vous avez pu découvrir récemment sur Reef avec quelle facilité Ruedi Furter arrivait à reproduire et élever les Amphiprions. La condition indispensable à toute réussite dans cette reproduction est cependant la maîtrise de la, production en grande quantité de Brachionus. Notre ami suisse a également développé une méthode « semi-industrielle » pour produire en grande quantité, et de manière sûre, ces animaux microscopiques servant de nourriture premier âge à de nombreux alevins. Le texte ci-dessous est une traduction de la conférence qu’il a faite pour les membres de l’Aqua-Club de Kingersheim le 26 mai dernier, et qu’on peut trouver en Allemand sur son site, dont l’adresse figure à la fin.
Vu comme ça, la reproduction et l’élevage des Amphirpions semblent être d’une simplicité enfantine. Elles le sont en effet pour ce spécialiste suisse de ce poisson, Ruedi Furter, qui réussit depuis des années avec beaucoup de succès à reproduire ce poisson. Plusieurs choses sont remarquables dans sa méthode. Tout d’abord ses résultats : il affirme amener à la taille adulte plus de 80% des larves écloses de chaque ponte ! Ensuite, dans sa démarche, il s’efforce d’être au plus proche de la nature (« c’est ainsi dans la nature, pourquoi changer ? ») et en même temps il a développé une méthode peu contraignante et peu coûteuse (pas de production de zooplancton nécessaire, un seul nourrissage quotidien). Le texte ci-dessous est une traduction de la conférence qu’il a faite pour les membres de l’Aqua-Club de Kingersheim le 26 mai dernier, et qu’on peut trouver en Allemand sur son site, dont l’adresse figure à la fin. Cet article sera suivi bientôt par un deuxième consacré à l’élevage « semi-industriel » (mais réalisable facilement pour un aquariophile amateur) de Brachionus, indispensables pour toute reproduction.
L'AQUA-CLUB DE KINGERSEIM vous convie à la bourse aux boutures et matériel aquariophile qu'il organise le 18 Juin 2006
Philosophie de l'évènement:
Avec le succès de la bourse de l'an dernier, l'ensemble de la section eau de mer du club a souhaité monter cette année encore une bourse aux boutures de coraux et de matériel aquariophile, afin de promouvoir notre passion, de partager notre savoir faire et finalement participer peu ou prou à la sauvegarde de notre patrimoine écologique en limitant les prélèvements dans la nature et en montrant au grand public, une image d'aquariophile responsables.
Israël Recherche - La transplantation de coraux élevés en pouponnière, un nouvel outil de réhabilitation du récif corallien ?
Au bord du Golfe d’Aqaba, sur 12 km de côte israélienne, s’étend le récif corallien d’Eilat. Depuis une quarantaine d’années, ce récif est soumis à une pression humaine importante caractérisée par la croissance de la ville d’Eilat, les activités portuaires (port militaire, port de commerce de phosphate et de pétrole), les activités touristiques (palme, masque, tuba et plongée sous-marine) ainsi que l’élevage de poissons en mer. Ces activités, ajoutées à des phénomènes naturels (marée basse d’amplitude exceptionnelle, tempête, etc.), sont à l’origine de la dégradation de l’écosystème corallien. Celle-ci se traduit par une réduction du nombre de colonies coralliennes et une diminution de la diversité (disparition de certaines espèces de coraux, d’invertébrés et de poissons).
Pour améliorer l’état de santé du récif, des moyens existent et sont répartis en deux catégories. D’un côté, la conservation, qui consiste à éliminer ou à limiter les sources de la dégradation, puis laisser la nature recouvrer ses droits et revenir, dans le meilleur des cas, à son état initial. D’un autre côté, la restauration qui consiste elle à réhabiliter activement le récif par action de l’homme, à donner un « coup de pouce » à la nature.
Etant passionné de reproduction depuis mon plus jeune âge, j’ai reproduit pas mal de poissons d’eau douce (killies, cichlidés africains, discus etc.…), ensuite quand la folie récifale m’a pris, j’ai vite installé une batterie destinée à la reproduction des coraux, enfin plutôt à leur propagation. Mais par défi, je voulais reproduire des poissons marins, j’ai donc arrêté mes installations de multiplication de coraux pour y héberger les poissons destinés à la reproduction. J’ai profité d’avoir un couple de clown pondant régulièrement chez mon père, pour essayer de les reproduire.
Voilà 5 ans, maintenant que nous avons un aquarium récifal. Nous allons à présent passer à l'étape suivante : l'élevage des larves de amphiprion océllaris et de lysmata amboinansis.
Nous n'allons pas ici ecrire un "mode d'emploi" car vous pourrez en trouver sans problème sur d'autres sites. Mais nous allons, en temps réel décrire nos actions et nos résultats ou l'absence de résultat.
Selon l'agence Tahitipresse, 3500 poissons viennent d'être relachés dans le lagon après plusieurs mois d'élevage en bassin. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une action de repeuplement et comprend essentiellement des poissons "demoiselles", des "papillons, ainsi que des "balistes".