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Avec 2 000 poissons, les aquariums de la Cité de la mer demandent beaucoup d'entretien.Rencontre avec ceux qui travaillent en coulisse pour le bien-être des poissons et le plaisir des visiteurs. « C'est un peu comme au théâtre, sourit Pierre-Yves Bouis, responsable des aquariums. Les acteurs sont les poissons. On est en coulisse. » Les hommes de l'ombre comme il le rappelle souvent.
Après avoir travaillé dans différents aquariums au Koweit, à Tahiti, Lourdes, Vannes et Paris, ce passionné de la faune marine atterrit à Cherbourg en 2001. Pour la création du site. Depuis, il y travaille jour et nuit. « En effet, tout le monde travaille 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Nous sommes onze personnes, cinq dans l'équipe technique et six dans l'équipe biologie. On peut se lever à toute heure de la nuit, pour une fuite d'eau ou un poisson malade. Si l'un de nous est absent, l'autre peut prendre le relais et les poissons n'en souffrent pas. C'est vraiment un métier de passion », confie Pierre-Yves.
Un travail diversifiant
L'équipe technique s'occupe de la filtration de l'eau et de la température des bassins. Direction la chaufferie, une salle où les tuyaux d'eau s'entremêlent et conduisent le précieux liquide vers les aquariums. On y retrouve Yann, technicien. « L'eau est pompée directement dans la Manche. Ensuite, on la filtre pour enlever les particules de sable et on la stérilise pour éviter les bactéries. Enfin, on réchauffe l'eau selon les espèces. Il y a une eau tropicale à 25°, une eau méditerranéenne à 17° et une eau froide à 10°. »
C’est la nouvelle exposition qui vient d’ouvrir à Sea Life Paris. L’aquarium présente des hippocampes nés en captivité. L’espèce est inscrite sur la liste rouge des animaux en danger. Le commerce des hippocampes est contrôlé. Les pays doivent s’assurer que la pêche ne met pas l’espèce en danger et fixer des quotas. Mais on en prélève encore 20 millions par an dans le milieu naturel. Pour les chinois il a des vertus médicinales. Et ce sont des milliers de bestioles desséchées qui sont utilisée par la pharmacopée. Pourtant, la reproduction en captivité est parfaitement contrôlée. Les aquariums préfèrent d’ailleurs s’approvisionner dans les élevages. Les hippocampes exposés à Sea life sont nés en Angleterre. 9 espèces ont traversé la Manche par avion. « Il y même eu une surprise » raconte le responsable biologique de Sea Life Paris Philippe Audran, « pendant le voyage un papa Abdominlis a donné naissance à des petits ». Car c’est le mâle qui porte les œufs dans une poche abdominale, les protège jusqu’à l’éclosion et les nourrit dans son ventre avant de les expulser. A ce moment les petits ressemblent à des modèles réduits d’adultes, ils sont parfaitement autonomes. L’une des espèces, le dragon des mers qui vit dans le sud de l’Australie se reproduit mal en captivité. Comme c’est une espèce extrêmement fragile, la pêche est interdite. Mais le gouvernement autorise un nombre limité de prélèvement de mâle adulte portant des œufs.
Première bourse aux boutures de coraux à Monswiller, organisée par l'Aqua Club 96 de Saverne (67). Date: 7/03/2010. Aura lieu également dans le même salle la traditionnelle bourse aux poissons et plantes d'eau douce. Adresse : salle polyvalente de Monswiller (rue de la gare) Lien Google maps, de 10h00 à 12h00 et 14h00 à 17h00. Restauration sur réservation pour les vendeurs. Pour tout ce qui est inscriptions et renseignements, contacter akb67 en MP sur le site Reefguardian ou directement par téléphone au 06 82 21 27 04.
Certains coraux hébergent dans leurs tissus des algues les zooxanthelles qui leur permettent de se nourrir. On les appelle coraux symbiotiques. A contrario, les espèces non symbiotiques sont dépendantes d’une alimentation extérieure. Si dans le milieu naturel, leurs besoins sont satisfaits, en aquarium, cela pose certains problèmes. Ces coraux symbiotiques récupèrent l’excès d’acides aminés produits par photosynthèse pour se rassasier. Ces zooxanthelles peuvent fournir plus de 90 % voir même l’intégralité des produits de leur photosynthèse à leur hôte. C’est-a-dire que les acides aminés sont produits par les zooxanthelles et utilisés par le corail dans la fabrication des lipides et glucides fournissant à l’animal l’énergie nécessaire à sa survie et à sa croissance.
Les individus exempts de zooxanthelles ont besoin de zooplancton, phytoplancton, parfois des deux pour subvenir à leurs besoins. Ces animaux non symbiotiques se nourrissent aussi de mucus secrété par leurs voisins ainsi que divers détritus, bactéries et de bien d’autres microorganismes présents dans leur environnement.
Longtemps considéré comme simple massif rocheux par les premiers explorateurs ou lieu de résidence de créatures dangereuses et maléfiques par les populations aborigènes, il faut attendre les grandes expéditions pour que les études des récifs coralliens voient le jour.
En juin 1770, le célèbre explorateur anglais James Cook à bord du voilier "Eneavour" navigue le long des côtés australiennes. Dans la nuit du 10 juin, le navire heurte le fond et se retrouve devant la côte orientale de l’Australie. James ne sait pas encore que son navire s’est échoué sur le plus grand récif corallien.
Lors de sa seconde croisière autour du monde (1772-1775) ,un naturaliste nommé Reinhold Forster accompagne l’explorateur. Le chercheur a l’occasion de se rendre sur place et d’examiner les formations coralliennes. Toutefois il reconnaît a cet étrange massif une origine animale. Il arrive à la conclusion que la distribution de certains récifs de coraux se limitent aux zones chaudes du globe, ce qui constitue pour l’époque une découverte révolutionnaire.
La première Assemblée générale de l’Initiative Internationale pour les récifs Coralliens (IRCI) s’est tenue du 12 au 15 janvier dernier à Monaco sous co-présidence de la France et des Samoa. Objectif : initier les programmes d’actions mondiaux en faveur de ces écosystèmes. Préserver les récifs coralliens et leurs écosystèmes associés dans la région Caraïbe, limiter les conséquences de la pêcherie en milieu récifal, sont les deux axes de travail avancés par la première Assemblée générale de l’Initiative Internationale pour les récifs Coralliens (IRCI) de l’année 2010. A la suite des Etats-Unis et du Mexique, l’ICRI, sous présidence française et des Samoa depuis le 1er juillet 2009 et jusqu’à fin 2011 poursuit sa mission d’élaboration de programmes d’actions pour la pérennité des écosystèmes coralliens et de leurs ressources. Jean louis Borloo rappelle que « Les récifs coralliens sont un enjeu majeur pour la conservation de la biodiversité littorale et marine. Ils représentent en effet 95 % de la biodiversité côtière nationale et constituent une richesse naturelle inégalée en Europe. Il est de notre devoir de les préserver et il y a urgence à le faire en intervenant tant sur les causes de la dégradation, comme l’amélioration de l’assainissement, la maîtrise des pollutions, la diminution de l’effort de pêche... que par des outils de connaissance, de protection des aires marines concernées et des espèces menacées et de gestion intégrée des activités humaines sur la mer et le littoral ». Le ministre ne sait que trop la responsabilité de la France, souvent soulignée par les observateurs, qui représente à elle seule 10 % de la superficie mondiale des récifs coralliens et de lagons.
Du 2 février au 6 mars 2011 Aquarium de la Porte Dorée
Des requins, des raies et des chimères, voilà un groupe de cousins inattendus dont des spécimens vivants, naturalisés et fossilisés sont réunis pour une présentation aussi spectaculaire qu’éducative dans les bacs et les salles de l’Aquarium de la Porte Dorée.
L’Aquarium de la Porte Dorée ouvre ses bacs à des raies du bassin amazonien, des requins chabot, des requins à pointe noire, des requins zèbre pour dresser un portrait de famille, celle des chondrichtyens (du grec khondros « cartilage » et ikhtus « poisson »).
Informations pratiques : Exposition réalisée en collaboration avec la Réunion des Musées Nationaux et Galatée Films.
Aquarium de la Porte Dorée 293 avenue Daumesnil 75012 Paris.
Horaires : tous les jours du mardi au vendredi, de 10 h à 17 h 15. De 10 h à 19 h le weekend et les jours fériés.
Le poisson lapin observé sur nos côtes méditérranéennes Alors que 192 dirigeants de la planète vont plancher durant deux semaines, au sommet de Copenhague, pour lutter contre le réchauffement climatique, en mer Méditerranée, on voit apparaître de nouvelles espèces animales et végétales intrusives venues tout droit de pays chauds. De redoutables envahisseurs sans doute attirés sur les côtes occidentales par l’augmentation de la température de l’eau. L’une des dernières espèces observées sur les côtes Marseillaises et étudiée par les scientifiques locaux, se nomme Siganus Luridus, ou plus communément, le poisson lapin. Originaire de la mer rouge, le poisson lapin est bien représenté sur les côtes occidentales de la Méditerranée et notamment en Israël et au Liban, où il est même pêché. Ce petit poisson d’une vingtaine de centimètres, de couleur brune serait à classer parmi les envahisseurs particulièrement redoutables. Son aptitude à se multiplier (au Liban, des bancs de 10 000 poissons lapin ont été observés) pourrait menacer les végétaux de notre littoral et son écosystème. Avec son espèce de bec, cet herbivore s’attaque, en effet, aussi bien aux algues qu’à l’herbier de posidonie déjà fragilisé par l’arrivée d’une algue tropicalela Caulerpa Taxifolia.