Pour ce deuxième article nous allons voire les différents composants et appareils couramment utilisé en eau de mer, il s’agit d’une liste explicative rapide détaillant uniquement ce qui est nécessaire sans rentrer dans les artifices et les gadgets tout aussi efficace mais générant un surcoût franchement pas nécessaire, car il faut se dire c’est souvent en faisant simple que le succès est au bout de la route…
La cuve.
Alors voici l’élément de base, difficile de s’en passer (mdr)… c’est un point auquel il faut être particulièrement rigoureux lors de son choix ; pour un FO les dimensions de la cuve n’on vraiment pas d’importance, mais en récifal il faut absolument que la largeur de la cuve soit égale ou supérieur à la hauteur, cela permettra de mettre en place un décors en pente douce, il est alors bien plus facile de disposer les coraux. Voilà pour le plus important…
Intéressons nous maintenant au volume de la cuve ; en FO 250L me semble être le minimum car il s’agit souvent de bac destiné à accueillir des poissons de grande taille, bien qu’il est possible de créer un bac uniquement peuplé de petites espèces ; même constat pour le bac d’invertébrés, 250L est une bonne base de départ ; pour le bac récifal je pense personnellement que plus c’est grand et mieux c’est, mais 250L est tout à fait réalisable, ce que je veux dire c’est que plus le bac sera grand et meilleur sera la stabilité de l’ensemble…
Voyons maintenant comment calculer le volume de sa cuve, c’est très simple et tout le monde connaît la formule, enfin j’espère : il suffit de multiplier la longueur fois la largeur fois la hauteur, l’unité sera le centimètre et le résultat sera divisé par 1000 ; de cette manière on obtient un volume brut, pour avoir le volume net il suffit de retirer environ 20%, exemple :
Une cuve de 100x60x60 fait 100x60x60 = 36000/1000 = 360L brut
Le volume net est de 360/100 = 3.6x20 = 72 , 360-72 = 288L net
Voilà, il n’y a rien de plus simple, no comment…
Une cuve est de nos jour et la plupart du temps fabriqué en verre collé, pour des volumes allant de ce que vous voulez à 1000L, il s’agit pour ces cas de la meilleur méthode, au dessus il vaut mieux se tourner vers d’autres techniques comme le mat de verre et le bois plus de la résine, ou bien encore le béton pour des volumes vraiment très important, mais je ne m’étalerais pas sur ces techniques, je vais me focalisé sur la technique du verre…
La cuve suivant l’épaisseur du verre devra comporter des renforts supérieur et ou des renforts en partie basse pour garantir une rigidité convenable, le poids de l’eau peut en effet exercer une pression très importante sur les parois et dans le pire des cas décoller les joints.
Venons en maintenant au support, ce dernier doit pouvoir supporter le poids de l’eau, et celui des roches, il faudra donc bien veiller à ce que la structure en soit capable ; les matériaux le plus souvent utilisé sont le bois, les cadres métalliques et dans certain cas des parpaing sont nécessaire pour les grand volumes.
Dernier point à ne pas négliger, la résistance au sol, surtout en appartement, il faut bien se renseigner si le sol est capable de supporter le poids du bac et si possible le placer contre un mure porteur, mais dans tout les cas il vaut mieux remonter jusqu’à l’architecte si des doutes subsistes.
Les filtres.
Je ne vais pas m’étaler sur ce sujet, il s’agit le plus souvent d’une boite où les matières filtrantes y sont placées, une pompe se charge de la circulation et voilà…
Pour les filtre en décantation, l’eau passe dans un aquarium placé sous le bac principal, de l’arrivée vers la pompe de relevage…
Les filtres sont à réserver en utilisation permanente pour les bacs FO et ponctuellement en récifal ou alors ils seront souvent nettoyé…
La décantation.
Comme pour le filtre du même nom, cette cuve sera placé sous le bac principal pour y accueillir les éléments de filtration tel que l’écumeur, les différents réacteurs, chauffage etc… l’avantage est facilement devinable, planquer le tout pour épargner l’esthétique de la cuve principale. Des compartiments peuvent y être mis de manière à pouvoir récupérer les sédiments, bon assez de blabla regardons la décantation idéal pour moi, sous la forme d’un schéma :

Je n’est pas représenté les réacteurs car ils peuvent aussi bien être placés dans la décantation qu’à côté, c’est comme chacun le sent, malgré tout, ce qui se fait le plus souvent c’est que le réacteur à calcium est placé à coté de la décantation, à proximité de la réserve d’eau douce, et le réacteur à calcaire directement dans la décantation pour pouvoir pomper directement l’eau du bac dans le circuit fermé.
Le chauffage et le refroidissement.
Il n’y a pas de secret particulier pour chauffer l’eau, rien que les projecteurs fournissent déjà une bonne source de chaleur (malheureusement), mais il ne faut toutefois pas priver le bac d’un système de chauffe pour les mois d’hiver ; on compte en général 1W de résistance pour 2L d’eau, ce qui nous donne pour un bac de 800L, 400W de chauffage, cela fonctionne pour une pièce dont la température est plutôt froide la majeur partie de l’année, dans le cas contraire, le bilan de l’énergie peut être vu à la baisse.
Il nous reste à voir les systèmes de refroidissement, en général il est difficile de se passer d’un groupe de froid spécialement étudié pour l’aquariophilie ; s’il sont relativement chère pour des volume de bac jusqu’à 500L, il faut savoir que pour des volumes supérieurs cela l’est encore plus, mais dans certaines régions (sud) un tel appareil devient indispensable.
Il reste une dernière solution, qui joint l’utile à l’agréable ; il s’agit de climatiser la pièce entière.
L’éclairage.

rampe avec une ampoule HQI

rampe avec deux ampoules HQI
Au niveau de l’éclairage il faut d’abord parler des tubes fluo. Utilisés pour des hauteurs d’eau jusqu’à 50cm maximum, ils suffisent à contenter la plupart des coraux mous et certain durs à gros polypes, pour des LPS il faut revoir à la hausse la quantité de fluo, ce qui n’est pas forcément économique en terme de remplacement des tubes, bien plus chère que le remplacement d’un HQI.
La formule généralement conseillé est la suivante : 1/3 de bleu ou actinique et 2/3 de daylight ; il existe aussi des tubes triphosphore comprenant dans leur spectre les proportions précédemment cités en un seul tube.
Il vient aussi de voir le jour une nouvelle génération de tube fluo, les T5, proposant des puissances importantes pour un diamètre de 16mm et une longueur réduite, il semblerait que cette nouvelle technologie soit prometteuse…. Pour résumer, les fluo sont plutôt à réserver aux FO et aux bacs d’invertébrés classique peut exigeant en lumière.
Maintenant parlons des HQI. Disponible en 70, 150, 250, 400,1000 et même 2000W, elles permettent d’éclairer avec efficacité des bacs peuplé en coraux exigeant en matière de lumière.
Les HQI possèdent une température de couleur suivant la référence choisi, elles se déclinent ainsi : 6500°K, 10000°K, 14000°K et 20000°K (le plus souvent), plus on monte, plus l’aspect de la lumière est bleu ; maintenant vous me direz : mais laquelle choisire ? réponse : comme vous voulez (mdr), chacun y va de son expérience et cela a déjà conclu à de nombreux débats. Personnellement, l’association d’un HQI de 10000°K et un ou deux tubes bleu consiste en une bonne base de départ, les tubes bleu sont allumés 12 heures par jour, ils s’allument 1 heure avant l’HQI et s’éteignent 1 heure après ; l’aspect visuel reste correct et les animaux l’apprécie.
Voyons maintenant quel puissance utiliser pour quel type de bac. Au dessus d’une hauteur d’eau de 50cm et pour des coraux peux exigeant, un HQI de 150W suffit, pour la même hauteur mais avec des SPS, un HQI de 250W y trouvera mieux sa place, certain iront même jusqu’à mettre un HQI de 400W.
Il faut aussi bien prêter attention au type de projecteur, ou plutôt à l’angle d’ouverture que la partie en aluminium propose (le réflecteur), il vaut mieux se procurer un projecteur grand angle afin d’éclairer un maximum de surface de l’aquarium ; le projecteur sera ensuite mis en place à une hauteur d’environ 30cm de la surface de l’eau ; pour ma part j’estime qu’un bon projecteur est capable d’éclairer correctement un bac d’une longueur de 100 à 120cm. Il faut ensuite associer à l’HQI un ou deux tubes bleu à raison de 1W de tube bleu pour 10W de HQI, mais il est tout à fait possible d’en mettre plus, cela dépend des goûts de chacun, il n’y a pas de restrictions spécifiques, mais il ne faut pas non plus transformer son bac en boite de nuit (mdr).
Et pour terminer il faut savoir à titre indicatif, qu’un récif reçoit un flux lumineux de 60000 à 80000 lux en surface pour une température de couleur de 5200°K, plus on descend et plus la température de couleur augmente pour arriver à une ambiance très bleu à partir de 10 mètres de profondeur, ce qui correspond à environ 20000°K.
L’écumage.
L’écumage est la base de l’aquariophilie marine de nos jours, difficile de s’en passer et il est très rare qu’un bac d’eau de mer n’en soit pas équipé, il constitue le poumon du bac, car à la différence du filtre classique, il retire du circuit d’eau les substances qu’il est capable d’éliminer, évitant ainsi de produire des déchets du fait de la transformation de ces derniers par la dégradation biologique.
Le principe de base est d’injecter dans une colonne en partie haute l’eau à épurer, en partie basse est injecté des bulles, ce contre courant permet aux bulles de se charger en matière nocives pour ensuite arriver tout en haut de l’écumeur et de déborder dans la coupelle de récupération. Un liquide très sombre y est ainsi récupéré .
Voyons le schéma de principe :

Une fois le principe de base compris, voyons les différents types d’écumeurs. Il existe des écumeurs à injection, type flotor double chambre et à dispergateur ; voyons en photo quelques modèles :

Ecumeur à injection

Ecumeur à double chambre
De nos jours, il est souvent utilisé en écumage des modèles à dispergateur, le mélange d’air et d’eau est assuré par la pompe qui est équipé d’un rotor spécial à picots, garantissant un mélange optimal et des bulles ben…aussi optimal… ce qui permet d’avoir une surface de contact air/eau très importante par rapport à une taille réduite de l’appareil, contrairement aux écumeurs à contre courant très encombrant en hauteur.
Le brassage.
Voici un point tout aussi important que l’écumage, il permet lorsqu’il est bien pensé de faciliter les échanges gazeux en surface, la mise en suspension dans l’eau des déchets ensuite pris en charge par le système d’épuration et l’apport des substances nutritive aux animaux.
Pour un FO, le brassage ne doit pas être aussi important qu’en bac récifal ou d’invertébré, il doit juste permettre de bien oxygéner l’eau, de donner un peu d’exercice aux poissons et de mettre en suspension les déchets, une base de 10 à 15 fois le volume du bac par heure est suffisent.
En bac d’invertébré, une base de 15 fois est tout à fait correct, il doit surtout être suffisent pour faciliter les mues fréquentes des coraux mous tel que sinularia et sarcophyton.
En bac récifal il faut plus se rapprocher d’une valeur de 20 fois et même plus suivant la forme de l’aquarium.
Une chose importante à tenir en mémoire est que le système de brassage doit pouvoir s’adapter à la pousse des coraux et surtout pas l’inverse.
Pour mettre en œuvre un bon système de brassage il existe plusieurs manières de procéder ; la première consiste à placer un grand nombre de pompes tout autour du bac pour brasser toute les zones du bac (ex : maxijet 1000) ; la deuxième solution consiste à utiliser des pompes pulsable tel que les Tunze turbelle ou stream…
Ce qu’il faut dans la mesure du possible éviter, est l’emploi de pompes à flux laminaire, très stressant pour les tissus des coraux, les nouvelles pompes stream sont parfaites en terme de qualité de flux, mais à réserver pour les bacs de grande taille (c’est mon avis).

Une maxijet

Une turbelle électronic
Réacteur à calcium, réacteur à calcaire.
A partir d’un certain moment, il devient nécessaire de rajouter manuellement dans le bac du calcium, cela peut se faire à l’aide d’eau de chaux réalisé à l’aide d’un réacteur à calcium couplé à l’osmolateur ; le principe est le suivant : dans une colonne d’eau est placé de l’eau douce et une quantité de poudre de calcium, une pompe sert à remuer régulièrement ce mélange, produisant alors une eau de chaux fraîche, voyons cela à l’aide d’un schéma :

Ensuite il y a le réacteur à calcaire, le principe est le suivant : un substrat calcaire est mis en place dans une colonne, une pompe produit un circuit fermé d’eau dans la colonne, du co² y est injecté pour acidifier l’eau et ainsi dissoudre le substrat calcaire ; une sortie est ménagé vers le bac. Il peut être piloté par un ph-mètre afin de ne pas larguer trop de co² non dissous dans le bac, sinon attention à la pousse d’algues filamenteuses, mais voyons plutôt le schéma :

L’osmolateur.
Voici un appareil très utile, il permet d’automatiser la perte en eau par évaporation de l’aquarium, il ne doit pas être pris comme un moyen de se tourner les pouces, mais comme un appareil permettant de garder une pression osmotique constante.
Un capteur détecte le défaut de niveau d’eau puis déclenche une petite pompe placé dans la réserve d’eau osmosé, la sortie se fait dans le bac et voilà, un petit schéma pour mieux comprendre :

L’osmoseur.
Cet appareil est bien connu, il est donc inutile de s’étendre sur le sujet, il permet d’obtenir une eau pure, il est composé de trois modules : un préfiltre chargé de retenir les grosses impuretés, un filtre à charbon chargé de retenir les substances toxiques tel le chlore et enfin d’une membrane où l’eau passe sous pression, elle retient principalement les nitrates et les phosphates. L’inconvénient de cette appareil est qu’il rejette à l’égout une grande quantité d’eau, ce qui fait que cette eau est chère.
Et voici la fin de cette article, vivement le prochain…il sera consacré aux pierres viantes.
Article soumis par pierro