Israël Recherche - La transplantation de coraux élevés en pouponnière, un nouvel outil de réhabilitation du récif corallien ?
Au bord du Golfe d’Aqaba, sur 12 km de côte israélienne, s’étend le récif corallien d’Eilat. Depuis une quarantaine d’années, ce récif est soumis à une pression humaine importante caractérisée par la croissance de la ville d’Eilat, les activités portuaires (port militaire, port de commerce de phosphate et de pétrole), les activités touristiques (palme, masque, tuba et plongée sous-marine) ainsi que l’élevage de poissons en mer. Ces activités, ajoutées à des phénomènes naturels (marée basse d’amplitude exceptionnelle, tempête, etc.), sont à l’origine de la dégradation de l’écosystème corallien. Celle-ci se traduit par une réduction du nombre de colonies coralliennes et une diminution de la diversité (disparition de certaines espèces de coraux, d’invertébrés et de poissons).
Pour améliorer l’état de santé du récif, des moyens existent et sont répartis en deux catégories. D’un côté, la conservation, qui consiste à éliminer ou à limiter les sources de la dégradation, puis laisser la nature recouvrer ses droits et revenir, dans le meilleur des cas, à son état initial. D’un autre côté, la restauration qui consiste elle à réhabiliter activement le récif par action de l’homme, à donner un « coup de pouce » à la nature.
Suite