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La photosaturation
Date: 22 Avril 2002 à 13:00
Sujet: Expériences vécues


De l’intensité lumineuse à la photo saturation

Cet article n’a pas la prétention de servir de référence mais de vous amener à réfléchir sur la notion d’intensité lumineuse.
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Ma passion pour l’aquariophilie à débuter il y a déjà maintenant dix ans. Mes premiers pas dans la maintenance d’animaux marins se sont révélés un échec par manque de temps, j’étais étudiant à l’époque et le bac était chez mes parents, par manque de moyens financiers, et surtout par manque d’information, l’Internet n’existait pas sous sa forme populaire. Je me suis donc contenté de l’eau douce. 

Il y quelques mois je décidais de retenter mon expérience marine, mais en essayant de dénicher un maximum d’information quant à la maintenance : achats de revues, de livres, et surtout recherches sur internet. Et c’est bien là que toutes mes difficultés ont commencé. Ce que je pensais être au départ une chose aisée, c’est révélée du plus compliqué. Plus je trouvais de réponses à mes questions et plus je me posais de questions.

Plutôt que d’effectuer un catalogue de mes soucis, je n’en traiterai qu’un seul ici : la lumière.

Vaste sujet n’est ce pas ?

Des contraintes d’espace ne me permettaient pas de mettre en place un H.Q.I. Je disposais comme lieu de mise en place du bac d’un  plan de travail d’une cuisine intégrée avec juste au-dessus des placards. Hauteur totale de l’espace 60 cm. Je me fis construire un bac sur mesure de 170*50*45 et disposais donc d’une dizaine de centimètres pour y coller des néons. Mais lesquels choisir ? Sur quels critères évaluer la qualité de ceux ci ? …

Les differents articles que j’ai consultés m’ont initié à la notion de température de couleurs. J’apprenais que les couleurs froides étaient indispensables à la maintenance des coraux hébergeant des zooxanthelles mais qu’elles ne suffisaient pas, qu’il fallait essayer de compléter au mieux le spectre solaire même s’il n’était pas utiliser de manière complète par les coraux.

Ca y est, ça se compliquait. Il faudrait donc que je panache les tubes.

Après diverses recherches et notamment sur le site américain Garf, j’optais pour des raisons, entre autres esthétiques, pour 50% de Daylight et 50% de supra actiniques.

Ensuite vint le problème de l’intensité lumineuse. De quelle puissance avais-je besoin pour maintenir les coraux qui me plaisaient ? Bon j’appréciais les coraux mous pour leur aspect, mais aussi pour leur réputation de maintenance plutôt facile, mais les coraux durs m’inspiraient tout autant. Partout ou presque je pouvais lire au moins 1w/litre pour des acroporas et 0,5w/litre pour des coraux mous.

Sur ces bases je faisais le calcul pour mon bac d’un volume de 380l bruts. Pour les coraux mous 190 watts et pour ceux plus exigeant 380 watts. Pas de problème pour respecter la « règle » pour les mous.

380 watts en fluos, en sachant que 40 watts par tubes était le meilleur rapport qualité prix, en tenant compte de la disponibilité et des ballasts, cela représentait 10 tubes sur 50 cm. La boucle semblait bouclée, il faudrait me contenter des mous. 

Mais je ne voulais pas m’en arrêter là, je suis de nature tenace et curieux. D’où venait cette règle du watt par litre ? Qui avait érigé ce dogme ?

Des experts je supposais, des récifalistes riches d’une expérience longue de plusieurs années. Non pas que mon ego soit si important que je mette en doute tout, mais j’aime les preuves scientifiques. Je partais donc à leurs recherches et en attendant je mettais mon bac en route pour maintenir du mous. Je pourrais toujours rajouter des fluos par la suite. 

Ce n’est que plusieurs mois plus tard que je trouvais une approche différente de la « règle ». J’avais trouvé un empêcheur de tourner en rond comme moi.

Un article paru dans la revue Seascope et écrit par Thomas Frake allait refaire germer mon idée de maintenance de coraux durs. L’auteur relatait les différentes expériences des aquariophiles au fil des années en matière de source lumineuse, mais expliquait que la valeur retenue en terme d’intensité s’était souvent faîte en effectuant des mesures sur le récif au zénith. Mais il apportait une notion qui me semble aujourd’hui fondamentale : la photo saturation

En effet Thomas Frake explique que les coraux utilisent effectivement la totalité de la lumière disponible mais qu’au-delà d’un certain seuil la quantité de lumière n’intervient plus de façon significative dans leur croissance. Il démontre courbes à l’appui qu’une faible puissance lumineuse peut être compensé par une durée d’éclairage plus longue.

Selon Peter Mohan ,cité dans l’article, le seuil de saturation de plusieurs coraux se situe aux alentours de 20% du maximum de l’intensité lumineuse disponible et que l’intensité minimale pour leur survie est d’environ 5% du pic de midi.

Je reprends  un article sur le PAR lu sur le site de Mars et retire l’information que le plein soleil donne 2000µE (micro Ensteins). Je fais mes calculs et j’arrive à la conclusion que le seuil de photo saturation est de 200µE. Et là ça semble se rapprocher des valeurs représenter sur le tableau. 

Mon problème n’en est pas résolu pour autant. A aucun moment cet article sur la photo saturation ne distingue le type de coraux étudié, mais je pense avoir trouver une nouvelle voie dans ma recherche de solution de maintenance. Si vous avez des informations pour compléter ces données n’hésitez pas, le sujet reste ouvert.

 Sancholecubain







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