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Deux types d’aquariums, plusieurs méthodes...
Date: 25 Septembre 2003 à 11:10 Sujet: Techniques de maintenance
Voici le premier article d’une série de neuf articles concernant tout ce qu’il faut savoir sur le bout des doigts pour mettre en place un aquarium récifal ou de poissons seul. Les articles vont apparaître de manière logique dans le choix du débutant (ou pas) pour éviter les erreurs de base, nous allons voir à travers ces articles par quoi il faut commencer à s’intéresser lorsque le projet est sur pied, je vais essayer d’être le plus précis possible, et surtout éviter de raconter des bêtises…bon je me lance…
L’aquariophilie moderne a fait beaucoup de progrès, tant par le biais des amateurs que par le biais des professionnels et scientifiques ; tout ces acteurs de notre passion on réussi à mettre au point des méthodes de maintenance pour ce que je classe comme être les trois grand types de bacs : le fish only ou aquarium de poissons seuls, le bac d’invertébrés classique et le bac récifal… Nous allons donc voir dans le détail ces trois types de réalisation dans l’ordre :
Le fish only (FO).
Ce type d’aquarium comme sont nom l’indique est destiné à maintenir comme seule population des poissons. Il est donc possible de maintenir dans un tel bac des poissons souvent déconseillé en bac d’invertébrés ou en récifal, tout en gardant à l’esprit qu’il existe des incompatibilités entre certaines espèces, la démarche qu’il est toujours bon de rappeler est qu’il faut se renseigner un maximum avant de faire l’acquisition d’un animal, sous peine de le voir périre. La taille d’un tel projet commence à 200 litres et peut aller jusqu’où bon vous semble pour la maintenance de gros spécimens par exemple
La filtration reste simple, ce qui en fait un aquarium de réalisation économique d’un certain point de vue ; un filtre extérieur ou un filtre à décantation remplis de perlon ou de mousse bleu et de sable de corail de grosse granulométrie associé à un écumeur correctement dimensionné pose les bases de la filtration de ce type d’aquarium. Venons en à l’éclairage ; il n’est pas nécessaire ici de mettre en place des luminaires dernier cris, le but est de pouvoir admirer ses poissons sans toutefois dénaturer leur couleur naturel, pour les plus petits bacs, une combinaison de trois fluo reste largement suffisent, pour les plus grand, des HQI seront nécessaire d’un point de vue économique et pratique du fait de la hauteur d’eau souvent importante. Le décors quand à lui sera composé de roches calcaires agencé de manière à pouvoir fournir aux poissons des refuges où ils iront se terrer la nuit venu ou en cas d’attaques d’autres poissons ; d’après moi, il peut être bon de rajouter par dessus ces pierres des bonnes pierres vivantes, cela peut apporter que du bien à l’ensemble de l’écosystème, mais dans des proportions moindres qu’en récifal pure. Le brassage de ce type de bac peut être moindre que dans un bac récifal, une base de 10 à 15 fois le volume brut du bac est une bonne chose, car il faut garder à l’esprit que les poissons adorent l’exercice et surtout par dessus le marché une eau riche en oxygène, un brassage insuffisant limite les échanges gazeux au niveau de la surface, sans compter que cela inhibe plus ou moins le système de filtration. En ce qui concerne l’entretien, les différents paramètres de l’eau devront être surveillé régulièrement à l’aides des tests, un changement d’eau hebdomadaire sera aussi nécessaire de l’ordre de 10%, une fois par mois les filtres seront nettoyé à tour de rôle et si nécessaire, les masses filtrante seront remplacé. Au niveau de la population autre que les poissons, il peut être introduit différentes types d’algues, mais attention aux poissons végétarien qui risquent de s’en repaître.
Voyons maintenant le schéma de base d’un tel aquarium :

Le bac d’invertébrés classique.
Il s’agit ici de maintenir en plus des poissons, des coraux facile de la famille des coraux mous, la population en poissons devra être plus prudente du fait que certain poissons mange les coraux, donc exit les balistes par exemple. Côté filtration, le choix de l’écumeur devra être plus rigoureux, en effet les constructeurs indiques le plus souvent une tranche de volume pour chaque appareil de leur gamme (ex : pour 200 à 400L), pour le FO on peut aisément se baser sur la deuxième indication de volume du fait que le système de filtration pour ce type de bac comprend des filtres externes, par contre pour un bac de type invertébrés, le choix ira plutôt vers la première indication de volume ; je résume, un écumeur donné pour 200 à 400L d’eau de mer sera utilisé sur un 400L en FO et sur un bac d’invertébrés de 200L voir 300L… Dans ce type de bac, il vaut mieux se passer de filtration externe et laisser les pierres vivantes se charger de l’épuration, toutefois, un petit filtre mécanique rapide peut être utilisé à condition que la masse filtrante soit régulièrement lavé pour éviter de relarguer dans le bac des substances nocives du fait de la transformation des déchets dans le filtre. L’éclairage devra être quand à lui plus soigné, une combinaison correct de fluo pour les plus petits bac voir même un HQI sera nécessaire du fait de la présence de coraux. Le brassage sera aussi plus soigné, par l’utilisation de pompes en fonctionnement pulsé si possible afin d’éliminer les zones d’eau morte et de permettre aux coraux d’exposer toutes les faces de leur morphologie étant donné qu’ici, les coraux hébergé sont des coraux mous contenant des spicules calcaires leur permettant de garder tout de même une certaine rigidité. Vu que nous venons de parler de spicules calcaire, il est donc logique de faire un apport de calcium sur ce type de bac par le biais d’un réacteur à calcium une fois que le bac sera bien peuplé en coraux, pour le début de vie du bac, une injection d’eau de chaux au goutte à goutte reste largement suffisent. Un apport ciblé de différents oligo-éléments sera aussi nécessaire, tel que l’iode et le strontium. Les changements d’eau seront moins fréquents et laissé à l’appréciation général de la santé des habitants par l’aquariophile, il n’existe pas en la matière de recettes précise pour les changements d’eau dans ce type de bac, chacun y va de son expérience ; personnellement, une base de 5 à 10% toute les 2/3 semaines est une bonne base de départ. Le prix de revient total de ce type de bac est plus élevé qu’un FO du fait de l’équipement qui devra être plus performant et de la population en coraux et…. De pierres vivantes, car le décors ici sera entièrement constitué de ces pierres, dans des proportions de l’ordre de 20kg par tranche de 100L.

le sarcophyton est courant dans ce type de bac…

les discosomas aussi…
Voici maintenant le schéma de base d’un tel aquarium :

Le bac récifal.
Voici maintenant le type de bac souvent considéré comme étant l’aboutissement de la pratique de l’aquariophile en eau de mer, bien que la réalisation d’un tel bac soit possible dés le départ, mais bien souvent le débutant commence par un bac avec des coraux mous puis évolue doucement mais sûrement vers la maintenance de coraux SPS ( small polyp séléractinian)… Il y a quelque années la maintenance de ces coraux était tout à fait impossible, jusqu'à ce qu’un groupe d’aquariophiles Allemand invente la méthode Berlinoise (merci les gars) ; il s’agit ici d’une méthode où tout tourne autour de trois points : le brassage, l’écumage et les pierres vivantes… Ce type de bac devra contenir de très bonne pierres vivantes en quantité suffisante et surtout en qualité, le tout bien brassé pour faciliter les échanges gazeux et correctement écumé… Le brassage devra être puissant et si possible pulsé, des valeurs de l’ordre de 15 à 20 fois le volume du bac par heure est souvent reproduit chez les aquariophiles et même pour certain encore plus, car il faut savoir que ces types de coraux se rencontrent presque à la surface où le ressac des vagues est très puissant… Ce qui nous amène à déduire que l’éclairage sera lui aussi puissant pour satisfaire les coraux ; l’utilisation de projecteurs HQI est pratiquement inévitable, le ratio du watt par litre est allégrement dépassé dans ces bacs. Du fait de l’éclairage par projecteur nous amène au problème de la chaleur, des HQI chauffent et même très fort lorsque l’on s’approche des valeurs de l’ordre des 400 voir 1000W par projecteur, il sera donc nécessaire de se pencher sur la solution à adopter pour réduire cette chaleur. Il existe différentes solution pour y remédier ; la plus simple consiste à utiliser des ventilateurs favorisant l’évaporation et donc le rajout automatique d’eau fraîche par l’osmolation mais aussi par le fait que les ventilateurs vont chasser la couche d’air chaude provoqué en surface par les HQI… Mais l’appareil le plus efficace reste le groupe de froid spécifique, mais attention c’est chère comme matériel ,il faut bien y penser lors de la mise sur papier d’un tel projet. Pour les changements d’eau je me répète, il n’y a pas de règles précise, se reporter au paragraphe précédent ; toutefois il est bon de noté que certain aquarium peuvent se passer de changements d’eau, mais seulement s’il s’agit de très gros bac de l’ordre de 2000L et plus, dans ce cas les pierres vivantes crées un écosystème presque parfait, le système s’auto suffit pratiquement, mais cela reste un cas rare. Il est inutile de préciser que les rajouts d’oligo-éléments seront effectué de manière rigoureuse, bien que certain n’en font plus, c’est leur choix moi ici je ne cite que se que je fais, donc je possède un recul valable… Etant donné qu’un tel aquarium sera peuplé de nombreux coraux constructeur de récif, il faudra se pencher sérieusement sur le système de compensation du calcium, l’utilisation d’un réacteur à calcium sera inévitable pour les premiers mois, ensuite un réacteur à calcaire y trouvera tout simplement sa place ; l’utilisation combiné des deux est possible et même complémentaire pour moi, le réacteur à calcium va s’occuper de maintenir le tampon du bac

Exemple type d’un acropora pour récifal…
et le réacteur à calcaire s’occupera du KH, le PH restera dans des proportions raisonnable pour le bonheur des habitants.
Voici le schéma :

Voilà, je pense qu’après ce rapide tour d’horizon des différents types de base d’aquarium aura permis de poser une certaine approche de l’eau de mer, attention tout ce qui a été dis n’est que très schématique, les articles suivant serviront de ciment aux différent systèmes décrit plus haut… Nous allons maintenant voir des cas particuliers de maintenance histoire de connaître ce qui se fait à travers le monde…
L’aquarium spécifique :
Je considère que ce type d’aquarium est la meilleur méthode pour la reproduction, un bac de 250L peut aisément accueillir une anémone est son couple de poissons clown pour ainsi observer leur reproduction et pourquoi pas amener à un stade évoluer les jeunes poissons clown ; la population dans ce cas devra être bien penser afin de ne pas gêner le couple de clown, exit aussi les coraux trop fragile, car si l’anémone ce déplace elle brûlera ses voisins.
Un tel bac peut aussi être destiné à la maintenance d’hippocampes, le brassage y sera réduit car ces animaux sont de piètres nageur, le bac sera largement fournit en caulerpes offrant ainsi aux hippocampes des cachettes et surtout un support pour s’y accrocher.
Voici maintenant un cas extrême de maintenance, rarement mis en place par les particuliers ; il s’agit de la maintenance de poissons pélagique tel que les requins, un bac de forme circulaire leur permettra de nager en continu, mais attention dans ce cas le volume du bac devra être important.
Un bac spécifique peut aussi tourner autour de la création d’un biotope spécifique, type lagon par exemple où seront réuni les différents animaux rencontrés dans ce type de biotope…
Le système Jaubert :
Ce système fut inventé par le professeur Jaubert, elle consiste à ménager une couche d’eau confiné sous une grosse couche de sable, elle doit être à l’abris de la lumière, l’eau y pénètre par diffusion passive, l’eau ne doit surtout pas y être injecté de force par une pompe, le brassage doit y être puissant pour faciliter les échanges gazeux. Cette méthode est tout à fait reproductible par le particulier, elle est pas chère mais plus délicate car il n’y a pas d’écumeur, de plus en plus de personnes s’y lance.
Il est bon de noté que cette méthode est sous licence, donc il est difficile de rassembler exactement la totalité des éléments mis en place par le professeur Jaubert, je veux parler plus particulièrement du type exact de substrat à utiliser, son épaisseur optimale, la population du substrat…
La méthode Berlinoise :
Cette méthode est décrite plus haut et est facilement reproductible par le particulier, il s’agit même de la méthode la plus utilisé de nos jours
Le nano recif :
Voici un sujet que j’ai déjà abordé dans un article disponible sur le net. Il s’agit d’une méthode plutôt délicate à mettre en place et à suivre pour un débutant, en effet dans un volume tellement réduit les paramètres physico-chimiques de l’eau réagissent de manière brutal, donc la moindre erreur de maintenance peut être fatal à l’ensemble du bac… Pour info, les volumes s’étalent de l’ordre de 15L à 50/60L, en passant par les kamikazes faisant un pico recif dans des cannettes de coca, mais la cela devient ridicule, mais bon chacun son tripe…
Et bien voilà la fin de ce premier article, j’espère qu’il sera utile à tous, je suis conscient qu’il tient plus lieu d’introduction très généraliste de la pratique de l’eau de mer, mais la suite précisera plusieurs points…
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