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De l’industrie à l’aquariophilie : Le Zélio
Date: 30 Avril 2008 à 07:00
Sujet: Bricolage


L’idée de monter un bac en récifal me trottait dans la tête déjà depuis quelques années, mais, faute de temps et de moyens financiers, je ne faisais que reporter cette mise en eau à une date ultérieure, et me contentais de mon bac à cichlidés depuis 7 ans.
Je suis souvent absent de chez moi pour des raisons professionnelles, et afin de ménager au mieux mon CAF je me suis dit que, si je montais un bac récifal, je souhaiterai l’automatiser un minimum pour ne pas rajouter une contrainte supplémentaire à mon épouse lors de mes départs répétés. J’ai donc décidé de chercher un moyen d’automatiser le bac, par le biais d’un automate. Je précise que je n’ai aucune formation en électronique ou électricité, mais je savais qu’il était possible d’automatiser des volets roulants pour une maison, alors pourquoi pas un aquarium ? Ayant mis un peu d’argent de côté, je me décide à chercher un automate capable de faire cette gestion. Dans ces cas-là, Internet est notre ami, je me lance : « automate », « télémécanique », « zélio »…. Les liens tombent les uns après les autres, jusqu’à ce que je tombe sur celui de syages (ou mopi), qui m’a emmené tout droit jusqu’à vous, et ce forum que je ne quitte plus, reef-guardian. C’est l’automate qui m’a emmené à Reef, et non l’inverse !

A partir de ce jour-là, mes soirées de joueur fou sur pc se sont transformées en soirée de lecteur fou sur Reef, ce qui n’est pas forcément mieux pour le CAF, mais bon ; au moins je n’entends plus les réflexions du genre « tu perds ton temps à jouer, alors que tu pourrais faire cent mille autres choses !!! ». Ca y est, j’ai trouvé une chose à faire le soir, monter un bac récifal !
Au fil des lectures et des recherches, je tente de cibler un peu mes besoins en entrées/sorties sur l’automate. Là encore, syages et sa solide expérience m’ont bien renseignés. J’ai également regardé les appareils d’aquariophilie qui étaient vendus à des prix exorbitants, et ai donc tenté de m’approcher, au mieux par le biais de la programmation, à ce à quoi ils servaient. Ma volonté était de remplacer par du matériel industriel les articles spécifiques aquario, dans un souci de solidité et de fiabilité. Evidemment, il y a des chapitres auxquels on ne peut échapper, comme les pompes par exemple. Mes lectures sur ce forum m’ont orienté tout droit vers la marque la plus employée en eau de mer qui, pour moi ancien « cichlidoman », n’était que peu connue jusqu’alors.
J’ai donc décidé de piloter les éléments suivants :

La partie électrique

Contrairement à l’installation de certains, j’ai vu très grand pour le tableau électrique. J’ai récupéré un tableau Hager de très grande taille (500x300x650) dans lequel j’ai tout le loisir d’incorporer mes disjoncteurs différentiels, mes disjoncteurs, mes relais, mon alimentation stabilisée, l’automate, les futurs ph-mètres, le capteur de température.

Ce tableau est fixé sur un panneau de bois qui est amovible, ce qui me permet de déposer le tableau lors d’une éventuelle intervention. Afin d’éviter de devoir débrancher tous les fils dans le tableau, j’ai mis en place une prise Harting sous le tableau électrique à 32 contacts + 2 prises de terre

Ensuite, la répartition des commandes se fait sous le bac dans des grosses boites électriques étanches de type plexo. Evidemment, j’ai coupé toutes les têtes de câbles des pompes, ventilos, rampe d’éclairage, chauffage….bye bye les garanties ! L’avantage est que je n’ai pas des centaines de fils sous le bac, contrairement à beaucoup d’autres récifalistes qui délaissent aisément ce côté-là de leur installation. Je voulais quelque chose de propre et clair ! Trois câbles de 12 fils répartissent les phases commandées par l’automate et les neutres communs.

L’éclairage

Il est assuré par une rampe en T5 Bresslein modifiée, en 8x54W, avec 4 prises d’alimentation. La façade du zélio dispose de boutons programmables, l’un d’eux permet de forcer l’allumage des T5.
J’ai intégré une lune de fabrication maison, avec une petite LED sur port USB, et un chargeur de téléphone portable. La lune est commandée par l’automate, elle a sa propre horloge. Sur une version de programme antérieure, je l’avais mise en opposition avec la première rampe de T5, mais j’ai préféré alléger le programme du zélio. En revanche, je pourrai m’amuser à terme à créer un cycle lunaire, quand j’aurai un peu de temps (cycle sur l’heure d’allumage, et non pas sur l’intensité lumineuse, puisque je n’ai qu’une LED.)

Le Brassage

Le brassage du bac est assuré par deux pompes tunze 6080, deux nano 6045, deux Marea 3200. Ces pompes sont commandées par l’automate, avec un ordre de fonctionnement défini, et qui change toutes les heures, faisant de ce fait varier la puissance totale de brassage et le sens des courants dans le bac. C’est un peu la version pauvre du multicontroleur !

Vous retrouverez ci-dessous les schémas de positionnement des pompes, avec leur indicatif de référence pour la commande depuis l’automate.

Voici également le schéma de programmation des pompes dans le zélio :

La programmation des pompes a été complétée par deux modules ; le premier permet de faire une pause lors de l’alimentation des poissons pendant 600 secondes (à vrai dire je ne m’en sers déjà plus, car je trouve plus intéressant pour les poissons de leur faire travailler le côté prédation, plutôt que de les faire attendre bêtement que la nourriture tombe dans le bac. Du coup, je donne exprès à manger devant une maxijet de surface, afin que tous les nutriments se répartissent partout dans le bac, ce qui profite à tout le monde)

Le second module est un brassage forcé, mettant en branle toutes les pompes en même temps, pendant une durée réglée sur 900 secondes. Le brassage atteint alors près de 40000 litres/h ! Sur un bac de 450 litres brut, c’est considérable….et bien pratique pour créer une tempête et évacuer les sédiments qui sont sous les pierres vivantes.

Enfin, le brassage contrôlé par l’automate est complété par 4 pompes maxijet 1200, destinées à brasser la surface du bac. Elles sont reliées à un commutateur marche arrêt sur le tableau de commande, ce qui permet d’éviter de les faire fonctionner à vide lors des changements d’eau.

La pompe de remontée, quant à elle, rejette l’eau sous les pierres vivantes, via un tube pvc de diamètre 20 (percé juste sous la surface, avec les bons conseils de papito).

L’osmolation :

Pilotée par des capteurs de niveau, via des relais alimentés en 24VDC, l’osmolation est double ; en effet, pour plus de sécurité, j’ai fait faire une réserve d’eau osmosée de 25 litres environ, qui se remplit via l’osmoseur, piloté par l’automate (osmoseur, pompe booster, électrovanne).
Le recomplètement du bac suite à l’évaporation fonctionne de la manière suivante : l’évaporation fait chuter le capteur de niveau « bas » dans le compartiment de la pompe de remontée. L’automate commence alors un décompte de 15 secondes, afin d’être sûr que ce n’est pas une vague qui aurait déclenché l’osmolation. Ensuite, la pompe d’osmolation est activée, et ce durant une minute. Soit le décompte temps est écoulé, soit le capteur « haut » se déclenche pour tout arrêter (2ème sécurité).
Ce procédé est employé pour l’osmolation du bac ainsi que pour l’osmolation de la réserve d’eau osmosée (contrôle de l’électrovanne et de la pompe booster de l’osmoseur)

Les pompes péristaltiques

J’ai d’entrée de jeu prévu un éventuel apport de produits par des pompes péristaltiques, que ce soit du Balling ou des oligo-éléments, ou je ne sais quoi d’autre. Le câblage et la programmation sont réalisés, ils serviront en temps et en heure.

Pour ce qui est des pompes, je suis en train de me rencarder avec une collègue qui est ingénieur biomédical dans un hôpital, dans le but de récupérer des pompes de pousse seringues électriques. L’avantage ? Le prix, puisque c’est de la récup ! Deuxième avantage, la fiabilité, étant donné que c’est du matériel médical, je ne doute pas de la robustesse des matériels.
Actuellement, je fais mes compléments Balling à la seringue, en attendant avec ferveur mes pompes….


Le RAC

Le RAC se pilotant par variation de pH, je ne peux pas sur mon modèle de zélio faire entrer le signal afin de piloter l’électrovanne à CO2. De plus, j’ai eu quelques contacts avec Hervé qui m’a expliqué que la fabrication d’une interface pour le pH n’était pas forcément compliquée à réaliser, mais avait tout de même un certain coût. Le RAC JMS a donc trouvé sa place sous le bac, mais n’est pas encore en activité. Lorsque mes moyens financiers le permettront, j’acquerrai une électrovanne à CO2 et certainement le DigipH de JMS, très bon compromis à mon goût, ou alors si mes fonds le permettent, j’achèterai deux minis contrôleurs de pH de chez Hanna Instruments (modèle BL 981411-1 pour le pH avec sortie relais).
La bouteille de CO2 sera une bouteille de 10 Kg cherchée chez un distributeur de bières.

Le chauffage, le froid

Manquant de sorties sur l’automate, je confie cette tâche à un petit boîtier récupéré sur une remorque de stérilisation pour matériel chirurgical. Actuellement pas encore installé dans le tableau électrique, il gèrera le chauffage et le futur groupe froid (réservé grâce aux petites annonces de Reef  J )

Il serait tout à fait possible de piloter le chauffage avec le zélio, même d’y intégrer un delta de température entre la fonction chauffage et la fonction froid (ce qui évite d’acheter un groupe chaud-froid plus onéreux). En revanche pour cette application il faut un automate capable d’intégrer des entrées en analogique, couplé à un adaptateur qui sert de rehausseur de signal transmis par la sonde PT100, car la variation de température sur la sonde n’est que de quelques mV. Mon programme est déjà fait, j’achèterai un petit automate zélio analogique un de ces jours pour tester.

Le vivant

Encore une fois, grâce aux petites annonces de Reef, j’ai pu faire l’acquisition de tout mon vivant pour un prix modique. Auscar vendait tout, car il déménageait. Je lui ai donc racheté toutes ses pierres vivantes soit 50 kilogrammes environ (que j’ai complété par ailleurs avec une dizaine de kilos de plateaux), une quinzaine de pieds de coraux mous et durs dont une superbe colonie d’acropora millepora, un couple d’occelaris, un couple de chromis viridis, et le très controversé mais convoité Sohal qui sera vite à l’étroit dans mon bac de 450 litres. Mais Auscar devait s’en séparer, puisque son nouveau bac ne fait plus que 240 litres ; imaginez le sohal dans 240 litres ! Je pense qu’il est quand même mieux chez moi, non ?
Les pierres ont été posées sur un support en pvc, composé de tubes pvc de diamètre 20, de la grille optique noire, et un ceinturage en pvc noir, le tout collé à la tangit.

J’ai également complété au fur et à mesure ma population avec l’ajout de 2 gobiodons Okinawae jaunes, 2 Mespilla globulus, 2 crevettes Wurdemanni, quelques BH, escargots, une linckia bleue, et beaucoup de boutures de SPS divers et variés.

Les prévisions :
Suite aux demandes pressantes de ma grande fille,je me vois obligé d’intégrer un hépatus dans le bac, « parce que les némos sont tous seuls papa… ». Je m’y attelle, mais en imposant à mon CAF la condition suivante :
En fin d’année, je compte changer de cuve, pour passer à une 150x70x60. (Hé hé, on n’a rien sans rien.)

La technique en vrac :

1 cuve en 150x50x60 percée en 2x40 et 1x20
1 décante en 100x40x50 à 5 compartiments
1 cuve de réserve d’eau osmosée en 25x35x58

2 pompes tunze 6080
2 pompes tunze 6045
2 pompes maréa 3200
1 pompe de remontée Eheim 1260
4 pompes de brassage de surface maxijet 1200
1 écumeur ATI BBM 200
1 chauffage 300 watts
1 groupe froid TECO TR10 (à venir)
1 rampe d’éclairage Bresslein 8x54 watts
1 RAC JMS
1 osmoseur 6 niveaux de filtration avec pompe booster résine en sortie et électrovanne
3 pompes de machines à expresso ULKA NME 4 en guise de péristaltiques pour le balling (article à venir)

60 kilogrammes de pierres vivantes, 15 kilogrammes de sable d’aragonite Caribsea.


Pour plus de photos, allez sur http://www.images.dundee-medusa.fr
Pour plus d’infos sur la programmation, pour des critiques, n’hésitez pas à me contacter par mp !

Pour télécharger le programme du zélio, cliquez ici (version 6.16)
Pour télécharger le programme de gestion des sondes, cliquez ici
Pour télécharger le logiciel de programmation du zélio, cliquez ici (version zélio soft 2.41)







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