Ceci n’a pas la prétention d’élaborer de lourde thèse de chimie de l’eau ni d’amener de certitude, mais plutôt de partager une théorie baser sur l’observation et la réflexion.
J’ai eu souvent l’occasion de lire beaucoup de sujet sur les réacteurs à hydroxyde et notamment de voir que la quasi totalité prônait pour retirer le restant de charge du réacteur avant chaque recharge.
Je dois dire que charger un réacteur pour une tenue d’une semaine n’est pas contraignant, cependant, le vider totalement perdre l’eau osmosé, le nettoyer, le re-remplire, le recharger, m’était devenu un peu « lourd », je suis plutôt de ceux qui essaye d’économiser l’eau sans pour autant réduire les changements essentiels du bac.
Effectivement, la première charge à tendance à précipiter rapidement car le taux de CO² présent dans l’eau osmosée n’est pas négligeable (récupération du CO² à la sortie de l’osmoseur et lors du remplissage du réacteur), ce phénomène étant amplifié par les apports réguliers d’eau du circuit en provenance d’une réserve dont la surface de celle-ci est en contact permanent avec l’air ambiant.
Dès la première charge, le CO² présent dans l’eau de remplissage est vite assimilé par l’hydroxyde en suspension, donc cette eau la n’est plus un souci après la réaction avec l’hydroxyde. S’ensuit des apport régulier d’eau qui sont de plus petite dose et réparti dans le temps mais toujours chargé de CO².
J’ai remarqué aussi que le l’eau chargé en hydroxyde lorsqu’elle est déversée en goutte à goutte dans l’eau du bac génère localement une précipitation blanche de courte durée indiquant visuellement une bonne concentration d’hydroxyde. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de récifalistes prêchent cette distribution en zone fortement brassé pour que ce mélange réagisse vite et bien avec le CO² présent dans l’eau du bac.
Cette remarque visuelle m’a permit de jauger la qualité de concentration de mon apport d’hydroxyde. A chaque fois que je vérifiait la teneur blanchâtre de cette précipitation, et si celle-ci n’avait plus ou peu de teneur, je rechargeais mon réacteur d’une bonne cuillère bien « grasse » d’hydroxyde.
Je tient à préciser également que je ne mesure plus mon taux de calcium depuis pas mal de temps, mes observations visuelles ont pu m’indiquer si la teneur en calcium était bonne ou non sur le développement de divers organismes vivants utilisant le calcium pour édifier leur squelette (coraux, coraline et ces algues verte sur bâtonnet blanc ;-) …). De plus une particularité d’un corail qui était sur une de mes PVs, est de ne pas sortir ses polypes si le taux de calcium est insuffisant.
Avec ceci, je ne vide plus mon réacteur toutes les semaines (y’a pas à dire c’est mieux …). Je me contente de recharger celui-ci à peu près tous les trois jours. Je n’est pas encore testé une charge plus conséquente pour tenir sur une semaine sans recharge.
Cela fait maintenant deux semaine et demie que je suis la même procédure et mon mélange obtenu est toujours d’aussi bonne qualité visuelle (précipitation, je précise que pour cette vérif visuelle je déplace mon apport dans une zone peu brassée le temps de vérifier cette teneur blanchâtre).
La précipitation dans le réacteur est toujours présente et le sera toujours à moins d’utiliser un apport d’eau osmosé épuré à 100% de son CO², mais là c’est une autre histoire.
Il ne reste plus maintenant que la précipitation incontournable due à l’apport régulier d’eau dans le réacteur, mais de façon plus sporadique.
Sinon l’agrégat de cette précipitation ne me cause pas de problème car de faible quantité et surtout que mon réacteur utilise un agitateur magnétique (pas de contact physique avec des parties mécaniques en mouvements, d’où pas d’encrassage particulier).
Pour info, je brasse mon mélange 1 minute toutes les trois heures cela suffit pour remettre en suspension mon fond d’hydroxyde, et j’insiste sur le mot « suspension », car je pense qu’il n’est pas nécessaire de brasser dans le but de dissoudre sauvagement l’hydroxyde mais de le remettre en suspension, la saturation de l’eau d’apport s’effectue de façon naturelle avec la suspension.
Sur un point j’aimerai que quelqu’un de calé en chimie me dise si l’hydroxyde de calcium dans une eau sans CO² peu tenir « indéfiniment » sans précipité cela corroborera ma théorie.
Voilà cette observation pourra je l’espère amener une partie d’utilisation supplémentaire sur les réacteurs à calcium.
J’espère ne pas avoir été trop lourd dans mes explications et pense que cela pourra être un bon sujet d’échange d’observations. ;-)