Sur mon 400 litres, un luminaire de 2 x 150 W HQI + 2 actiniques 30 W était suffisant mais sur 750 litres il était devenu un peu juste; j’ai donc décidé de le pousser à 2 x 250 W en laissant les actiniques. Plusieurs articles ont déjà été publiés à ce sujet; la particularité est le modèle : Arcadia 3 Series; j’ai donc acheté 2 platines de seconde main, 2 paires de soquets FC2 et 2 ampoules 250 W. Pour démonter le luminaire, démonter les vitres de protection, poser le luminaire à plat sur une table et ôter les 8 vis de chaque côté; il s’ouvre alors en 3 : les 2 parties contenant les tubes et la partie centrale contenant tout le reste. Déconnecter les fils qui arrivent aux ballasts et ceux qui sortent des réflecteurs; ôter les ballasts (3 écrous par ballast) et les réflecteurs (4 écrous par réflecteur); ôter les 2 écrous qui maintiennent le support du HQI dans chaque réflecteur.
Ayant longtemps éclairé mon bac, d'une longueur d'1,50 m, à l'aide d'un HQI de 250 W et trouvant effectivement que les côtés étaient moins bien éclairés que le centre, ne voulant pas non plus passer sur deux HQI de 250 W, j'ai donc pris la décision d'installer un HQI grand angle. Ne trouvant rien dans le commerce qui ne soit pas trop onéreux et à mon goût (celui de mon épouse aussi...je veille à ce que mon CAF reste au plus haut), la meilleure solution à été de sortir les outils.
Aprés le meuble, voilà la suite ou je décris dans ce volet la construction d'une rampe d'éclairage mixte intégrant un projecteur Hqi de 250 watts avec son ballast et deux tube fluorescent T5 de 39 watts également avec leur ballast. Le design de la rampe est conçu pour s'harmoniser avec le meuble support et sera donc réalisé en contreplaqué vernis.
Au vu du nombre de questions et de réponses toutes plus enflammées les unes que les autres on peut sans trop de risque dire que le sujet éclairage fluo T5 passionne les foules, mais soulève un tas d’interrogations avec beaucoup de « combien » en début de phrases : combien de tubes, combien de hauteur par rapport à l’eau, combien d’argent, combien de °K……..
Ne prétendant pas faire office de référence dans la matière, je voulais vous exposer dans les quelques lignes qui vont suivre la mise en place et les résultats --photos à l’appui- de ce type d’éclairage sur mon bac.
Etant donné que je suis un piètre récifalien, en cours de formation (amateur néophyte débutant , merci Patrice, Mathieu, Gilles, Gégé, Pascal et ceux que j’oublie …. ), à défaut de vous faire part de mes expériences, je vais essayer de vous faire partager mes connaissances dans des domaines qui peuvent entrer en jeu, dans ou autour de nos bacs préférés. Je vais donc commencer par la lumière ….
Dans la nature, le soleil a une intensité lumineuse sur le récif qui atteint les 26000 lux à une profondeur de 1 mètre, de plus elle est variée, selon la météo, et l'heure de la journée. La plupart des coraux et des invertébrés se trouvent entre 5 et 10 mètres, là où l'éclairement est en dessous de 20000 lux. A ces profondeurs la lumière visible se situe uniquement sur les longueurs d'ondes bleues. Toutes les autres longueurs d'ondes, en particulier les rouges, sont absorbées et éliminées par l'eau salée. En aquarium, la façon la plus réaliste de reproduire la vie des récifs, est de fournir les meilleures conditions possibles de croissance des coraux et des invertébrés. Un des facteur le plus important est la survie des zooxanthelles, donc l’éclairage.